"Je vais me rappeler toute ma vie de l'accueil
que les gens m'ont réservé lors du match d'ouverture au Centre Bell",
a-t-il avancé, en ajoutant que ce retour réussi
lui permet de quitter l'âme en paix.
Il a d'ailleurs remercié le directeur général de l'avoir rapatrié avec
le Canadien avec lequel il a disputé son 1000e match en carrière.
« Gagner la coupe à l'âge de 21 ans, c'est quelque chose d'exceptionnelle.
On se dit qu'on va en gagner une autre, a-t-il avoué. Dans les rangs juniors,
j'avais tout gagné (deux championnats du monde). Je m'imposais beaucoup
de pression afin de guider l'équipe vers les plus hauts sommets. Mais on
réalise qu'un joueur ne fait pas une équipe et qu'on a peut-être pas toujours
les bons atouts pour rafler les grands honneurs. Au printemps de 2008,
après notre victoire en sept matchs contre les Bruins de Boston, je croyais
qu'on s'en allait vers la coupe. La ville était hockey, ça se sentait. »
Brisebois s'est esclaffé quand on lui a demandé s'il retirait
une satisfaction particulière, comme francophone, d'avoir
passé 16 ans dans l'organisation du Canadien.
« Tout à fait. J'ai hâte de voir le prochain qui va faire ça,
a-t-il lancé. J'ai toujours dit que ce n'était pas facile de
jouer à Montréal, mais c'est le plus bel endroit si l'équipe
a du succès. »
Il a dit souhaiter qu'on se rappelle de lui comme ayant été
une "bonne personne", tant sur la glace qu'à l'extérieur.
« Je suis réellement fier de ce que j'ai accompli. J'espère avoir été
un bon exemple pour les jeunes. Je me suis toujours donné à fond. »
